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Cat Tien National Park: 22 - 24 octobre 2007
Après plusieurs jours passés dans les villes, on a décidé de retrouver
Mère nature et avons donc choisi d'aller visité le parc national de Cat
Tien.
Le parc d'une surface de 72'00 hectares a longtemps été habité par
l'ethnie Funan avant d'être uniquement occupé par des animaux. Après
avoir été sévèrement endommagé par les défoliants américains durant la
dernière guerre, la végétation du parc est revenue. En 2001, l'Unesco a
inscrit ce parc dans sa liste des réserves biologiques importantes.
On est parti de Dalat tôt le matin. Un petit bus est venu nous
chercher et nous a conduit vers un autre hôtel où le grand bus nous
attendait. On a évidemment dû payer une petite commission pour ce
service (mais on ne sait pas combien).
Après 4 heures de route pour effectuer ... ~180km et une heure de
pause repas, nous avons été déposé par notre bus au milieu de nul part.
A vrai dire, nous nous sommes retrouvés devant le bureau de poste d'une
petite ville vietnamienne. Selon notre fidèle guide Lonely Planet, il
n'y avait aucun transport organisé/public pour atteindre le parc. On a
donc trouvé deux motards qui ont accepté de nous y amener. On est parti
après avoir négocier le prix.
Après 25 km de route, nous sommes arrivés devant l'entrée du parc.
C'est là que les ennuis ont commencé. Lors de la négociation du prix,
nous avions exigé que les motards écrivent le prix sur un petit calepin.
Le prix fixé était à 15'000 dongs (CHF 1.50) par personne. Au moment de
payer, nos chauffeurs ont exigé 150'000 dongs, arguant qu'ils avaient
oublié un zéro. Autant nous qu'eux étions de mauvaise fois. Nous savions
que le trajet devait coûter ~40'000-50'000 dongs par personne et qu'ils
avaient fait une erreur lors de la négociation. De leur côté, ils ont
essayé de corriger leur erreur où nous arnaquant davantage. Après moult
discussions (dans une atmosphère plutôt calme) avec nos motards, les
vendeuses des magasins environnants et le gardien du parc qui
soutenaient leurs compatriotes, nous sommes finalement tombés d'accord
sur un prix de 50'000 dongs. Hormis Vania (qui n'était pas au courant
des prix et qui pensaient que l'on s'étaient fait rouler dans la farine
de riz), tout le monde avait le sourire.
Un petit bateau nous a amené dans le parc, situé de l'autre côté de
la rivière. Aucune négociation n'a été nécessaire car le trajet était
compris dans l'entrée du parc. Bonheur et nature! Le camp de base du
parc comprend une trentaine de bâtiments et peut héberger 55 personnes
tout au plus. On s'est donc retrouvé pratiquement seul (la saison
touristique n'est évidement pas durant la saison des pluies) dans un
merveilleux cadre vert.
Nous avons eu une petite chambre dans un petit baraquement en béton
(tout moisi et infesté d'insectes). Le bonheur... surtout pour les "arachnophiles".
Le lendemain, nous sommes partis avec un guide pour aller marcher
dans la jungle. L'itinéraire original de quatre heures a été raccourci
de moitié car il y avait des inondations (saison des pluies...). Avant
le départ, nous avons du revêtir des énormes chaussons de tissus
remontant jusqu'au genou et couvrir nos chaussures de gel contre les
sangsues qui pullulent durant la période humide. Marcher dans la jungle
est une expérience enrichissante pour deux Occidentaux peu habitués à ce
type de végétation. La jungle est d'une telle densité que la lumière
filtre à peine. La biodiversité est incroyable. Une overdose de
chlorophylle très photogénique.
Pendant que Vania mitraillait la nature armée de notre appareil
photo, Yvan a fait connaissance avec notre guide. Il s'appelait Tsoun.
Agé de 31 ans et toujours par marié , il avait été "désigné" par ses
parents pour s'occuper d'eux. Dit autrement, il devait leur donner de
l'argent pour qu'ils puissent se nourrir. Tsoun a donc du quitter un
travail dans l'hôtellerie pour être guide dans le parc situé à côté du
village où habite ses parents. Il ambitionnait de jouer un rôle pour
améliorer son pays, n'hésitant pas à émettre des idées révolutionnaires.
Il voyait un avenir où les gens se réuniraient à nouveau pour renverser
le gouvernement corrompu. Il avait aussi beaucoup de sympathie pour
l'Europe et la Chine mais beaucoup moins pour les Etats-Unis qui, selon
lui, "sont
présents dans les pays du monde uniquement pour les vider de leurs
ressources". En résumé, le guide était très sympa mais nous a très peu
appris sur la jungle. On voyait bien que le métier de guide n'était pas
son bol de ... riz.
On est revenu au camp pour manger puis sommes repartis seuls
l'après-midi. On s'est promené sur la seule route du parc qui longeait
la jungle sans la traverser. C'était le seul endroit où l'on était
autorisé à marcher sans être accompagné d'un guide.
Après deux nuits sur place, on est reparti en bateau puis en moto
(avec un prix négocié sans problème) jusqu'à "l'arrêt du bus" où un car
faisant Dalat -> Ho Chi Minh City devait
nous prendre vers midi. Après une longue attente au bord d'une route
très fréquentée, notre transport est finalement arrivé avec une heure
trente de retard. Heureusement car nous commencions à envisager la
recherche d'un autre moyen pour atteindre Ho Chi Minh.
Nous retenons du parc national Cat Tien:
- végétation luxuriante de la jungle
- le calme
- le repas dans la cantine (toujours les mêmes plats mais
excellents)
- la découverte du pomelo (cousin du pamplemousse), délicieux
(mais long à préparer)
- nos négociations avec les motards
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