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Pakse (& Champasak): 15 - 19 novembre 2007 Pakse, petite ville d'environ 70'000 habitants, est la
capitale de la province de Champasak. Crée en 1905 par les Français, la
ville est en pleine croissance depuis l'ouverture du pont Lao-Japon en
2002 qui facilite le commerce avec la Thaïlande.
On est parti de Don Det en barque puis en minibus touristique pour
atteindre Pakse en fin de journée. On a facilement trouvé un hôtel
proche du centre. On découvrira le lendemain que celui-ci est tenu par
un Laotien d'origine, Laurent Boun, mais de nationalité française car il
a passé 30 ans de sa vie en France. Laurent avait quitté le Laos à l'âge
de 8 ans et cela faisait juste une année qu'il était revenu à Pakse pour
aider son père qui tenait l'hôtel (Thaluang Hotel).
Le soir, nous irons mangé indien, en quelque sorte l'apéritif avant
notre séjour d'un mois dans ce pays. Pakse est une ville très tranquille
mais n'a guère d'intérêt pour un touriste. Nous y sommes resté longtemps
uniquement pour mettre à jour notre site internet.
On retiendra néanmoins plein d'éléments positifs de notre séjour.
Tout d'abord, les discussions avec Laurent. Ensuite, la gentillesse et
la bonne humeur des locaux. Et finalement, la propreté de la ville
(enfin une ville propre, selon nos standards suisses qui ont bien baissé
depuis le début du voyage).
Grâce à nos discussions avec Laurent, nous avons pu mieux comprendre
le fonctionnement du pays. Par exemple, l'hôtel de son père est
propriété de l'état et la concession dont il bénéfice est valable pour
35 ans. Libre à eux de la renégocier à terme ou de partir. L'Etat lui
impose aussi deux charges supplémentaire. Un comptable public qui a
ainsi deux travails, fonctionnaire payé par l'état et comptable payé par
l'hôtel. Il vient travailler quand bon lui semble et il est surtout
présent pour contrôler la trésorerie. La deuxième charge est l'impôt de
20% que l'état perçoit sur le chiffre d'affaires. C'est le fonctionnaire
qui s'assure du bon paiement de ce prélèvement fiscal. Une carence
importante du système est la non-déductibilité des améliorations
apportés au bien immobilier. Le corollaire est que cela ne motive pas
les hôteliers à investir pour moderniser outil de travail.
La gestion du personnel demande une sacrée énergie. Les employés sont
souvent malades et viennent plus ou moins quand ils veulent. Il leur
faut souvent trois fois plus de temps pour effectuer une tâche. De plus,
ils se limitent à leur cahier des charges (quoique cela est aussi
difficile) et font preuve de peu d'esprit d'initiative. Par exemple, un
réceptionniste ne ramassera jamais un papier tombé devant la réception
car c'est le travail de la femme de ménage, etc... On aura
d'ailleurs tout le loisir de l'observer durant nos 4 jours dans cet
hôtel (et dans les suivants).
On sait que lorsqu'on achète des biens dans un marché, on paie
toujours plus cher que les locaux. Le jeu étant de se rapprocher du prix
local. On sera néanmoins étonné d'apprendre que Laurent (au physique
très laotien) a aussi droit à des prix surfaits car son accent
franco-laotien joue en sa défaveur. Il nous fournira tout de même de
précieux conseils sur les prix de certains aliments.
Champasak
Champasak est un village situé au bord du Mékong. L'endroit est
surtout connu pour les ruines du Champasak Wat Phu, un temple construit
durant la période du royaume d'Angkor (voir notre texte sur la visite de
ce site cambodgien).
Comme il n'y avait pas de sites "d'intérêts" à Pakse, nous avons donc
cherché ceux des alentours. On a donc loué un scooter pour une journée
afin de visiter les ruines de Champasak. Quarante-cinq kilomètres plus
tard, nous sommes arrivés au site, non sans avoir fait une halte pour
reposer nos fesses. Les routes laotiennes font concurrence aux cratères
lunaires.
Eh bien... bof. Désolé, le site est intéressant mais après les
temples d'Angkor... on est devenu un peu difficile. Quelques belles
pierres ne sont plus aussi appréciées qu'auparavant.
On pensait y passer la journée mais nous avons visité le site en une
heure (en prenant notre temps) et sommes repartis pour Pakse.
Chutes d'eau de Tat Fan
On a mangé à Pakse et comme nous avions encore la moto pour
l'après-midi, nous avons donc décidé de visiter les chutes d'eau de Tat
Fan. Elles sont situées à trente-cinq kilomètres de la ville et sont
connues car l'eau chute d'une hauteur de 120 mètres.
Nous sommes donc repartis en scooter. Pas de chance, après 20
kilomètres, un orage a éclaté. On s'est retrouvé mouillé en quelques
secondes. Vu que la pluie nous frappait le visage (on roulait sans
casque), nous avons fait une pause et attendu que l'orage cesse. Ce ne
fut pas le cas. On a donc finalement décidé de rebrousser chemin,
d'autant plus que des chutes d'eau sous une chute de gouttes de pluie...
on sait pas trop ce que cela aurait pu donner, notamment sur les photos.
Voilà, après ces quelques jours passés à Pakse, nous sommes repartis
en bus pour Tha Khaek.
Nous retenons de Pakse:
- l'excursion d'un jour pour visiter les ruines de Champasak
- l'excursion avortée pour aller voir les chutes d'eau de
- les discussions avec Laurent
- le calme et la gentillesse des habitants de Pakse
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