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Tokyo: 3 - 6 août 2007 Arrivé tôt le
matin (comme d'habitude) à Tokyo, nous avons immédiatement cherché la
gare centrale pour y déposer nos sacs et commencer la visite de la
ville. Nous avions prévu de nous rendre à l'hôtel seulement le soir car
ce dernier était à 30 min en train du centre. Sorti du bus, nous avons
marché pendant 30 min avant de découvrir que le bus nous avait déposé
devant la gare centrale de Tokyo, ce que nous n'avions pas vu, et nous
nous sommes donc bravement éloignés avant de revenir sur nos pas. A
notre décharge, la gare est en pleine rénovation et il est difficile de
s'y repérer. Les nombreux gratte-ciels jouent aussi contre nous car tout
est grandiose et il est très difficile d'avoir une vue d'ensemble.
Optimiste, on est directement parti pour voir l'Histoire (grand "H")
avec la visite du palais impérial. Il n'y eu pas de visite car celui-ci
est ouvert deux jours par année au public et seule une partie du jardin
est ouvert toute l'année. Vania se réjouissait de découvrir notre
premier jardin japonais qui devait être forcément impérial. Jardin
fermé, nous sommes revenus le jour suivant. Grande déception. Le jardin
n'a rien de japonais, pas de bonzaïs, ni de petite rivières mais plutôt
un jardin européen. De grands chemins, quelques vieilles murailles, un
petit opéra en béton,... bref loin de l'espéré.
Une autre déception (le positif ci-après) fut le très "fameux"
bâtiment Sony. On espérait être subjugué par la technologie et pouvoir
se vanter d'être les premiers à avoir vu le dernier gadget, genre
téléphone téléportatif. Que nenni. Quelques PC, téléphones et TV que
l'on trouvent partout, comme les nombreux touristes étranger d'ailleurs.
(On est quand même pas les seuls pigeons, heureusement, ça rassure).
Un mot sur le centre ville. Il est gigantesque et nous en avons vu
qu'une infime partie. Il y a beaucoup de gratte-ciels, certains neufs
mais la plupart sont vieux. La carte postale d'un Tokyo à la pointe de
la technologie a jauni. Il faut désormais regarder du côté chinois,
notamment Shanghai et Pékin. Il reste que cette ville est énorme et
fascinante même la grandeur la déshumanise.
Un des plus beau quartier de Tokyo est celui d'Ueno où sont
concentrés les principaux sites culturels. En deux jours, nous avons
visité le musée national du Japon et le zoo, et parcouru un parc. A
proximité, il y a l'Electric Town qui est le vieux quartier commerçant
pour tout ce qui à trait à l'électronique. On y a passé quelques heures
à la recherche du gadget inutile mais que nous aurions acheté mais en
vain. La majorité des appareils sont vendus en mode japonais
(instructions et touches) et les petits rayons "duty free english
hardware" sont sans intérêts. Peu intéressant pour les Occidentaux mais
attractifs pour le Moyen-Orient, nous avons vu pour la première fois (et
la dernière fois), quantité d'arabes à la recherchent d'ordinateurs
portables.
Où est la Tokyo extravagante ? Dans le quartier Shinjuku. Mi-figue
mi-raisin. A notre grande surprise, les rues de ce quartier sont bondées
de jeunes garçons tokyoïtes aux habits moulants et à la coupe rockeurs
rebelles au coup de pétard. On découvrira par la suite qu'il y a plus de
bar pour jeunes femmes ou hommes homosexuels que de bars de culs
standards qui, comme en Europe, visent plutôt la clientèle masculine.
Déception (pour Yvan). Trop cool pour Vania (pas pour l'attrait des
Japonais mais pour l'absence de jolies filles).
Le dernier jour fut consacré à la visite du site "Yasukuni-Jinja"
consacré à la mémoire des combattants japonais morts pour le pays. C'est
aussi le repère des ultranationalistes japonais. Rien n'est plus limpide
que la visite du musée du site où l'on apprend que le Japon a été obligé
d'attaquer les Etats-Unis en 1940 (Pearl Harbor). Selon eux, ils l'ont
fait par légitime défense. Il faut dire que les USA avaient initié un
embargo économique contre le Japon car celui-ci "s'amusait" un peu trop
en Mandchourie et en Chine. Nous dirons "invasion brutale", les japonais
diront "libération de l'Asie". Nous apprendrons ainsi que grâce au
Japon, plusieurs pays d'Asie ont pu se libérer du joug colonialisme. A
la fin du musée, il est écrit que l'Indonésie, l'Inde, la Birmanie,
l'Indochine et d'autres ont eu accès à l'indépendance grâce à
l'impulsion exemplaire du Japon (et nous rajouterons: grâce à sa
défaite, ce ne sont pas les Chinois et les Coréens qui nous
contredirons).
Notre dernier jour tokyoïte fut difficile pour Vania qui est tombée
malade. On suspecte les nombreux changements de températures entre
l'extérieur caniculaire (+33C°) et les intérieurs glaciaux climatisés.
Sans oublier un soleil ardant. On déconseille la visite du Japon en
juillet-août (sauf peut-être au nord où la température est légèrement
plus clémente).
Nous retenons de Tokyo:
- la grandeur
- les succulentes nouilles épaisses baignant dans une sauce au
soja et à la consistance caoutchouteuse
- la chaleur écrasante
- les millions de panneaux publicitaires
- ... manque de charme
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