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Changhsa: 15 - 17 septembre 2007 Une
journée de voyage
A 05:30 du matin le 15 septembre, nous nous sommes levés dans le but
d'atteindre le parc national du Jinggang Shan et gravir une montagne
sacrée bouddhiste (il y a beaucoup de montagnes sacrées en Chine). Pour
ce genre de trajet, on se lève toujours tôt car nos expériences
antérieures nous ont apprises qu'un ou deux bus figurant sur l'horaire
peuvent être virtuel et l'horaire est souvent relatif en ce qui concerne
les bus locaux. Ceux-ci attendent toujours d'être complet pour partir.
On a eu raison. On s'est rendu au terminal des bus pour prendre le
bus de 07:20. Là, on a constaté qu'il y avait un deuxième terminal et
qu'il fallait prendre un bus local pour atteindre celui-ci. Conséquence,
on a loupé le premier bus mais pu prendre le bus de 08:00. Généralement,
il y environ 2-3 bus par jours pour nos destinations. Il est plus
judicieux de prendre celui du matin car on ne sait jamais à l'avance la
durée des trajets.
Arrivé à Nanchang à 14:00, on a malheureusement du constaté qu'il n'y
avait plus de bus avant deux jours pour le parc national. Changement de
plan! On a acheté un autre billet pour partir plus vite que prévu vers
le sud, destination Changhsa. Le trajet à duré sept heures et nous avons
atteint la ville à 22 heures. Synthèse de la journée, on a vu des
paysages défilés pendant ~14 heures. Ce genre de journée est très
exigeant pour le postérieur d'Yvan qui n'a pas l'habitude de rester très
longtemps assis.
La tradition ne change pas, le bus nous a à nouveau déposé on ne sait
où ? Du moins ce qui es sûr, c'est que l'on n'est ni au centre ville, ni
au terminal principal des bus. Fatigué et Vania tombant à nouveau malade
(1x par mois en moyenne), on a pas cherché très longtemps une chambre.
Après un essai infructueux avec un hôtel qui ne voulait apparemment pas
faire d'affaires avec nous, on a suivis une Chinoise qui nous proposait
une chambre un peu plus loin. On a terminé notre petite marche dans un
squat, ce qui nous a rappelé notre premier hôtel moisi d'Ouzbékistan. La
chambre était Yvan: relativement propre / Vania: fidèle au standard
chinois. "Salle de bain" sans eau chaude, pas d'eau au lavabo, plafond
vert et ce n'était pas la couleur de la peinture..., un bruit constant
de travaux tout au long de la nuit. Bref, une petite nuit pas chère mais
sans aucun confort.
La ville
Le lendemain, on a pris un taxi pour le centre-ville. C'est à ce
moment que l'on a constaté que le chauffeur nous avais déposé dans la
banlieue de Changhsa, à 30 minutes en taxi du centre. Pour changer, on a
pris un hôtel grand luxe chinois juste en face de la gare car il y avait
peu de chose à Changhsa et on y a résider uniquement en transit. Les
hôtels ont une pratique hallucinantes au sujet des prix. En entrant dans
l'hôtel, on peut lire sur le tableau: chambre double 450 RMB. Première
réaction, houlà c'est beaucoup car notre budget nuit est de max 200 RMB.
Deuxième réaction de connaisseur, on va demander le prix. Réponse: 168
RMB pour la nuit. Morale, ne jamais se fier au prix affiché et ceci est
valable pour toute la Chine.
Changsha est une petite ville centrale d'environ 2.1 mios d'hab. et
est l'un des fief du pèlerinage communiste car Mao y a obtenu son papier
d'enseignant et est né dans la ville voisine de Shaoshan. Il y a
néanmoins une activité, la visite de leur excellant musée sur les tombes
et la culture des Hans de l'Ouest. Petit rappel, l'ethnie Han représente
92% de la population chinoise. Le grand must pour les touristes est
évidemment la momie conservée dans du formol... Il y avait un musée
d'art moderne juste à côté que l'on a visité le jour suivant. Il y avait
trois artistes exposé. Nous avons beaucoup aimé le premier, Fang Lijun,
semblait avoir une visions critique (bien qu'elle ne soit pas
explicitée) sur la société chinoise et la taille de sa population. Moins
le deuxième, Li Luming, dont les tableaux, vraisemblablement basés sur
d'anciennes photos, montraient la joie d'être communiste dans les années
60. Ses tableaux rappelaient ceux des années 30 issus de la propagande
fasciste et le thème central était le "côté romantique de la révolution
culturelle". Le troisième nous a laissé indifférent.
On a aussi fait un petit détour par le musée du Parti communiste
dédié à Mao. Tout était centré sur lui afin de le glorifier et d'en
faire un demi-dieu. Seul hic, le musée était en état avancé de
délabrement... Mao semble avoir définitivement perdu son statut divin
dans sa région natale. Le contraste est significatif avec Likeng ou l'on
avait parfois affiché un tableau de Mao sur un petit autel bouddhiste en
remplacement d'une figure du bouddha ou d'un des nombreux bodhisattvas.
Côté nourriture, la nouvelle expérience fut la découverte d'un petit
restaurant, certainement inapte à passer un contrôle sanitaire, mais qui
faisait des nouilles fraiches directement à la vue des clients. Les
nouilles étaient succulentes. Le bouillon un peu moins car ils ne
semblaient jamais avoir vidé la marmite. En tout cas, cela change des
boîtes de nouilles.
On a quitté Changsha le soir à 18:00 en train couchette pour la ville
de Guilin. |